LES BALADES DES ÉMÉRITES

   Que votre balade se déroule à cinq minutes de chez vous ou à l'autre bout du monde, n'hésitez pas à en faire profiter les membres de notre groupement pour peu que vous ayez vu ou entendu quelque chose qui vous a marqué à cette occasion.
   Un texte (court ou plus long, comme vous le souhaitez), une ou plusieurs illustrations, tout est bon à publier dans cette rubrique. Surtout ne vous censurez pas vous-même : laissez travailler vos souvenirs et même votre imagination ! Nous publierons volontiers votre contribution et nous sommes certains que cela plaira à de nombreux membres...

jjjjjjjjjjj

FRANÇOISE ET MATTHIEU ON REPRIS LEUR PÉRIPLE   
(IRAN, TURKMÉNISTAN, OUZBÉKISTAN, KIRGHIZISTAN)
Par Françoise SIMONOT
Septembre 2017


Vous m'avez suivie l'année dernière entre Istanbul et Téhéran et je vous en remercie. Je continue cette année ma longue marche avec Matthieu de LA MARZELLE, mon infatigable compagnons de route sur un des anciens itinéraires de la soie reliant Téhéran à Bichkek (Kirghizistan). Partis le 29 août de Paris, nous espérons atteindre notre but début décembre. La "route", c'est le bruit des voitures, la chaleur, le froid, les longues lignes droites monotones et, parfois, la lutte face aux tempêtes de sable. Ce sont aussi les encouragements prodigués par les riverains, l'étonnement que nous suscitons. Nous nous retrouvons sans le vouloir au centre d'une attraction inattendue...
CLIQUEZ ICI  pour suivre Françoise et Matthieu, étape par étape.










A L'ASSAUT DES COLS ALPINS 
(FRANCE)
Par Jean BRUN-BELLUT
Août 2017


Pendant les périodes estivales les émérites quittent les secteurs chauds et/ou humides de la Lorraine pour d’autres lieux où l’air est pur et les paysages grandioses. Découvrez l’expérience de Jean BRUN-BELLUT, cycliste et émérite de surcroît, qui osa ressortir sa bicyclette du fond de son garage pour s’attaquer à deux cols mythiques des Alpes : le Mont Cenis et l’Iseran.

CLIQUEZ ICI pour découvrir l'aventure de Jean.

WEEK-END À LONDRES 
(ANGLETERRE)
Par Michèle KESSLER
13 et 14 mai 2017


A l’occasion d’un week-end passé récemment à Londres (13 et
14 mai 2017) j’ai redécouvert le quartier de Whitechapel que je connaissais bien pour y avoir passé 6 mois lors d’un stage au London Hospital à la fin des années 60...

CLIQUEZ ICI  pour lire le récit illustré de Michèle.
DE LALIBELA AU VOLCAN ERTA ALE 
(ÉTHIOPIE)
Par Jacques et Odile THIERY
12 au 27 février 2017


Des paysages à couper le souffle, à pied et en 4x4, c'est à une découverte passionnante de l'Ethiopie à laquelle vous convient Odile et son époux. Ne manquez pas d'aller voir l'album de photos préparé par nos voyageurs intrépides.

CLIQUEZ ICI  pour lire le récit illustré d'Odile.


FLEURS DE PRINTEMPS EN FORÊT DE HAYE
(PRÈS DE VILLERS-LÈS-NANCY)
Par Armand GUCKERT
Fin mars 2017


Pas besoin d'aller au bout du monde pour découvrir des merveilles naturelles ! À quelques minutes de marche de sa maison de Clairlieu, Armand découvre avec délice les fleurs de printemps qui annoncent l'arrivée des beaux jours.

CLIQUEZ ICI  pour voir le diaporama


ONZE HEURES D'AVION, MAIS SEULEMENT
UNE HEURE DE DÉCALAGE HORAIRE

(AFRIQUE AUSTRALE)
Par Michèle KESSLER
27 janvier au 10 février 2017


Namibie, Botswana, Zimbabwe et Afrique du Sud : régions vastes comme un continent, souvent méconnues, où l’attrait historique le dispute en permanence à la splendeur des paysages. L’extrémité ronde de l’Afrique apparaît d’une fascinante diversité et les modes de vie les plus ancestraux côtoient sans heurts les architectures les plus modernes.

CLIQUEZ ICI  pour lire le récit de détaillé de Michèle

UNE ÉTAPE INATTENDUE DANS UN VOYAGE ORGANISÉ : L'HÔPITAL DE LHASSA
(CHINE)
Par Patrice et Anne-Marie BRACQUART
26 juin 2013


Quand on s'inscrit à un voyage organisé, il y a parfois des étapes imprévues. C'est ce que nous avons expérimenté en juin 2013, et qu'Anne-Marie appelle familièrement : "Mon séjour improvisé à l'hôpital du Peuple de Lhassa, et qui n'était pas programmé dans le catalogue de Nouvelles frontières". Toutefois, restons positifs : Ce qui aurait pu être un événement très grave s'est finalement soldé par une "aventure" enrichissante" (sic) !

CLIQUEZ ICI  pour lire le récit détaillé de Patrice et Anne-Marie

VOYAGE DANS L'OUEST, EN TOUTE SUBJECTIVITÉ
(CANADA)

Par Jean BRUN-BELLUT
Été 2016


CLIQUEZ ICI pour voir le film
Il y a trente ans, j’ai eu l’occasion de passer avec toute ma famille (mon épouse et mes trois enfants) une année dans le département "Animal Science" de l’Université d’Alberta. Cet établissement est situé à Edmonton, ville de l’ouest canadien adossée aux Montagnes Rocheuses. Cette année, j’ai pu retourner une quinzaine de jours sur les lieux que nous avions arpentés au siècle dernier...

CLIQUEZ ICI  pour lire le récit détaillé de Jean.

PÉRIPLE A PIED SUR LA ROUTE DES CARAVANES 
(TURQUIE, IRAN)
Par Françoise SIMONOT-LION
19 juillet au 15 novembre 2016

C'est un vrai défi que Françoise SIMONOT-LION et Matthieu de LAMARZELLE se sont lancés à eux-mêmes en décidant de parcourir la "Route des caravanes", cet itinéraire millénaire des marchands, avec leurs chaussures aux pieds et leur sac sur le dos. Au total, ils envisagent d'aller jusqu'à Haridwar, en Inde. Arrivés terme de leur première étape à Téhéran, les deux marcheurs sont revenus en France pour l'hiver. Ils vont prendre quelques mois de repos avant de repartir de cette ville pour marcher plus avant vers l'est.

CLIQUEZ ICI  pour suivre cette aventure hors-normes !

PROMENADE DANS LE VIGNOBLE EN AUTOMNE
(FRANCE)
Par Armand GUCKERT
Octobre 2015



On connait l'affection que porte Armand à son Alsace natale. En automne, la vigne se pare de toutes les couleurs chaudes. 

CLIQUEZ ICI  pour admirer son diaporama.
LA CATHÉDRALE ILLUMINÉE
(FRANCE)
Par Armand GUCKERT
Juillet 2015


Dès que l'emploi du temps d'Armand GUCKERT lui en laisse le loisir, il file avec Francine vers Strasbourg goûter les plaisirs de cette ville si pittoresque à l'histoire mouvementée. 

CLIQUEZ ICI  pour visionner le diaporama de la Cathédrale.
NOËL À STRASBOURG
(FRANCE)
Par Armand GUCKERT
Décembre 2014



Au mois de décembre, Strasbourg s'orne de milliers de guirlandes multicolores et autres décorations. Les cabanes du Marché de Noël regorgent de friandises et vous enivrent avec leur vin chaud. Que du plaisir, que de la joie... 

CLIQUEZ ICI  pour visionner le diaporama d'Armand.
SÉJOUR EN ALGARVE
(PORTUGAL)
Par Francine et Armand GUCKERT
Juin 2014


Nous avons trouvé dans le sud du Portugal des plages magnifiques, bordées de falaises impressionnantes par leur hauteur, leurs couleurs dans tous les tons de rouge et d’ocre et par leurs faciès d’érosion, rappelant les ocres du Luberon (Colorado de Rustrel). Pays d’amandiers, de figuiers et d’agrumes, l’Algarve possède encore des villages très pittoresques.

CLIQUEZ ICI pour lire le poème de Francine.
LES RAISINS DU DÉSERT DE GOBI
(CHINE)
Par Gérard BECK
Juin 2013

Vignes de l'oasis de Turfan
Raisins à très gros grains en juin
La province chinoise autonome du Xinjiang est largement désertique avec de rares oasis, merveilles de la nature. Peuplée par une des 54 minorités de Chine, les Ouïghours qui sont musulmans et turcophones, cette immense province dont la capitale est Urumqi, la plus à l’ouest du pays, est en proie à des secousses dues à l’envahissement croissant des Hans, ethnie majoritaire de la Chine. Le vaste désert de Gobi occupe une partie de cette province, en débordant sur la Mongolie. Il reçoit très peu d’eau du fait de son isolement des océans par les barrières que constituent l’Himalaya, le Karakorum, le Pamir et les Tian Shan (ou Montagnes célestes). C’est cependant grâce à ces dernières qu’on trouve en plein désert  une culture prospère de 
vignes qui produisent d’excellents raisins aux alentours de l’oasis de Turfan. La dépression de Turfan  est à 150 mètres sous le niveau de la mer, la ville étant elle-même à moins 80 mètres. C’est, après la Mer Morte, le point le plus bas de la terre. La température atteint 45 °C en été et moins 35 °C en hiver. Et pourtant, il y a de magnifiques vignobles !


Séchoirs en pisé activés par le vent
Depuis plus de 2000 ans, les habitants ont creusé des tunnels, les  karez, dans la couche de roche poreuse située à quelques dizaines de mètres de profondeur. Elle court depuis les Tian Shan éloignées de dizaines de kilomètres.  Il y aurait plus de 1500 karez dans le Xinjiang. Des puits régulièrement espacés permettent d’atteinte l’eau de fonte des glaciers qui s’écoule dans la veine creusée par l’homme depuis des siècles dans la roche et qui constitue la source de vie de l’oasis. Les raisins sont magnifiques. Il ne reste qu’à les faire sécher dans des séchoirs construits en pisé,  bien aérés par le vent chaud et sec du désert. 
Pour l’hiver, la vigne ne pouvant supporter un froid si rigoureux que celui du désert, les ceps sont couchés dans une sorte de fossé et protégés par une couche de sable. Ils sont à nouveau accrochés aux échalas au printemps. Entre l’entretien très lourd des karez, les soins de la vigne, le séchage des raisins, il y a beaucoup de dur travail. Mais pas de mildiou ni d’oïdium à traiter ! Pas de pollution ! La production est à la démesure chinoise : environ 600 000 tonnes de raisin par an dont la majeure partie est séchée. Ces raisins secs sont succulents. Nous en avons rapporté. Ils ont fait l’unanimité des dégustateurs.

Raisins secs
Parfaitement écologique, cette production nécessite un très gros travail dans des conditions difficiles. Elle est complétée par la production d’électricité par des dizaines de milliers d’éoliennes dressées en plein désert qui s’en trouve défiguré. Mais il s’agit d’une partie très faible de sa surface. Les chinois peuvent ainsi afficher un souci écologique dont on ne peut se douter dans les grandes villes à l’atmosphère terriblement irrespirable. Il est préférable de vivre dans le désert !
Quant à notre guide Ouïghour, fin, cultivé et tolérant, il marchait sur des œufs dès qu’on abordait la situation de sa province, mais ne pratiquait pas la langue de bois. Il se faisait comprendre à demi-mots quand il expliquait combien il est difficile pour ses enfants d’apprendre obligatoirement en même temps trois écritures : la latine, la chinoise et la ouïghoure, assez proche de l’arabe.
Ce n’est pas toujours de tout repos de visiter le Xinjiang, cela se mérite, mais la récompense paie largement l’effort.
LA VIA FERRATA DE TRINCEE DANS LES DOLOMITES
(ITALIE)
Par Christian G'SELL
Juillet 2012


Pendant ma semaine de vacances "montagnardes" dans les Dolomites (région de Paso Pordoï près de Canazei non loin de la frontière autrichienne) je n'ai pas résisté au plaisir de découvrir une "via ferrata" italienne. En fait les italiens sont les véritables inventeurs de la via ferrata qui constituait à l'origine un chemin aérien permettant aux troupes de montagne de se rendre d'un poste d'observation à un autre sans se faire repérer en empruntant les chemins des vallées. La via ferrata de Trincee (au départ Arraba) est tout à fait caractéristique de ce type d'ouvrage , avec des tunnels, des blockhaus et des plateformes de tir, et elle offre de plus des vues grandioses sur le glacier de la Marmolada. Pour moi qui ai depuis longtemps l'expérience des via ferrata françaises, cette via italienne était originale. En effet, nous sommes habitués en France à des tracés super-équipés avec des broches fichées dans le rocher pour les pieds et pour les mains, voire à des tronçons d'échelles métalliques (sans oublier évidemment la "ligne de vie", ce câble qui court tout au long de l'itinéraire et assure la sécurité). En Italie il y a également un câble (bien que parfois limite au niveau sécurité car il frotte contre le rocher), mais les équipements pour les mains et les pieds sont rares voire inexistants. Il faut donc grimper comme en escalade en cherchant ses prises sur la paroi. On peut bien sûr y aller "bourin" en se hissant sur le câble, mais ce n'est pas très élégant… En définitive, on peut considérer qu'une via ferrata "moyenne" en Italie correspond bien à une "très difficile" en France.

LES CADENAS DE VÉRONE
(Italie)

François MATH
Été 2012


Vérone donne une curieuse sensation au visiteur. C'est une ville superbe, inondée de soleil, portant gaiement ses 2000 ans d'histoire. Et c'est la ville que le monde ne connait que pour les amants de Vérone. Cet amour pourtant tragique donne lieu à un quasi culte de Roméo et Juliette et les gens qui veulent connaitre l'amour font la queue pour toucher la poitrine de la statue de Juliette et pour accrocher un cadenas portant leurs initiales sur un des nombreux sites dont les statues et façades sont envahies de cadenas de toutes formes et de toutes couleurs. Et Vérone, au détour d'une rue, c'est un plateau de cinéma où l'on tourne des films sur des amants célèbres avec des décors en carton. J'ai eu la surprise de voir le trône de Cléopâtre en plein milieu d'une place. On devait tourner César et Cléopâtre, je suppose.
LES BOUQUETINS EQUILIBRISTES DE CINGINO
(Italie)
Par Jacques JARAY
Été 2012

Au cours de mes vacances actives dans les Alpes à la limite entre la Suisse et l'Italie, j'ai été témoin d'un phénomène connu quoi que tout à fait remarquable. Il s'agit de bouquetins qui grimpent sur la face aval du barrage de Cingino pour lécher du sel qui se forme à partir de petits suintement du barrage. Nous avons vu le spectacle après une marche de 10 heures depuis le refuge italien d'Andola après avoir emprunté un tunnel de 2 km qui contient un tuyau de conduite forcée. La région regorge d'animaux sauvages, notamment des bouquetins et des chamois. Toutefois, les bouquetins qui grimpent sur le mur du barrage en prenant appui sur les minuscules prises en saillies sur le massif de maçonnerie méritent bien la récompense d'une bonne "léchée" d'eau salée !
Il existe un lien YouTube qui mérite la visite : http://www.youtube.com/watch?v=N2Jad7Yk1Dw
VILLA POPPEA SABINA, OPLONTIS
(Italie)
Par Armand GUCKERT
Juin 2012


Nous avons séjourné dans le Golfe de Naples, alternant bord de mer et visites de sites antiques. C’est ainsi que nous avons découvert un site remarquable, peu connu du grand public : la villa attribuée à POPEA SABINA, 2ème épouse de Néron. Cette villa située à Oplontis (Torre Annunziata) construite au 1er siècle avant JC, n’a été fouillée méthodiquement qu’à partir de 1964. La surface fouillée représente 3650 m² ce qui ne correspond qu’à la moitié de la villa, comportant une centaine de pièces.
Le point qui nous a particulièrement intéressés et marqués est l’état de conservation remarquable des fresques murales, de toute beauté. Ces fresques de couleurs très vives représentent des temples de style grec en trompe l’œil avec de superbes perspectives, des décors de théâtre ainsi que nombreux décors végétaux, des fontaines avec des oiseaux et des animaux variés. L’oiseau le plus représenté est le paon, emblème de Junon et vraisemblablement célébration de la personne de Poppée.

BALADES EN ALASKA, YUKON ET TERRITOIRES DU NORD-OUEST 
(USA et CANADA)
Par Gérard BECK
Juillet 1998


À cette époque, nous étions à Vancouver lors de la finale de la coupe du monde de balle au pied. Les gens du coin supportaient surtout le Brésil par solidarité continentale, mais nous avons été vivement félicités quand même.

Envol vers le Parc
National Kluane
Nous sommes partis à quatre couples et avons loué deux voitures. Départ de Paris vers Vancouver via Londres. Puis Whitehorse, capitale du Yukon où nous avons pris les voitures. Puis Skagway, et embarquement sur un ferry pour Haines en Alaska. Ensuite, Tok et Dawson City par la Top of the World Highway qui, malgré son nom, était une petite route non goudronnée. Ensuite randonnée vers le nord par la Dempster Highway. Nous voulions aller à Tuktoyaktuk sur la mer de Beaufort, mais la distance et l’état de la route nous ont contraints à faire demi-tour à environ 100 km du but.

C’était la désolation, mais aller plus loin dans nos conditions eut été imprudent. Nous n’avions pas d’accompagnateur professionnel et avons tout organisé nous-mêmes en nous renseignant auprès des différents organismes de tourisme d’Alaska et du Yukon. Nous avons réservé dans des "bed and breakfast" où l’accueil fut excellent et le confort au top, avec des prix très raisonnables. Seul problème : c’est du travail pour organiser un tel voyage, mais cela en vaut le coup. Tout s’est fait pas 
internet.


Pour les amateurs de nature sauvage et préservée, un tour dans le nord du continent américain apporte un dépaysement total tout en bénéficiant des avantages d’un pays confortablement aménagé. La seule précaution à prendre est de partir à deux voitures car, en cas de pépin, les distances sont très grandes et les services distants de 400 km, voire plus. On croise deux ou trois voitures par jour. Mais en contrepartie, tout véhicule qui passe si on est arrêté au bord de la route (non revêtue) stoppe pour demander : "May I help you ?".

Glacier du Yukon
    Si par chance on tombe à une période où les moustiques ne sont pas de sortie comme ce fut le cas pour nous, ces contrées apportent des paysages grandioses dans une atmosphère paradisiaque. Les autochtones (appelés first nation) sont très accueillants : hébergés quelque jours par un couple constitué d’une inuit et d’un indien, surtout habitués à recevoir des voyageurs venus du "mainland" américain, les européens restant pour eux très exotiques, nous avons vécu quelques jours la vie des chercheurs d’or du Klondike sans en connaître les affres car le climat estival est frais mais ensoleillé 22 heures par jour. Les pécheurs peuvent s’en donner à cœur joie. Les ombles polaires pêchées dans le Yukon ou son affluent le Klondike et grillées illico sur un barbecue de fortune constituent un ordinaire dont on ne se lasse pas, du moins pour un temps. Une précaution à prendre en randonnée : ne pas porter sur soi de nourriture, pas de parfum ni de déodorant pour ne pas exciter la convoitise des ours nombreux, toujours affamés, et à l’odorat hypersensible. Il est prudent de se procurer avant de partir, après avoir signé une décharge engageant à ne pas s’en servir contre un être humain, une bombe à ours qui permet d’immobiliser une demi-heure quand il s’approche à environ 10 mètres un plantigrade trop curieux. Cela laisse le temps de se sauver !

"Gold stampede" au Yukon
    En plus de la nature, il y a des visites pittoresques à faire comme celle de Dawson City, capitale de la ruée vers l’or, avec ses maisons en bois style Lucky Luke, toutes bancales à cause des mouvements du permafrost (il faut aussi dire pergélisol pour respecter la loi canadienne qui oblige au bilinguisme). Tout est resté en l’état depuis la ruée vers l’or (1898) grâce à un entretien méticuleux mais respectueux. Sur les trottoirs en planches on peut se prendre pour un trappeur en goguette comme il en reste encore quelques-uns. Nous avons rencontré un chercheur d’or au cours d’une promenade sur la berge du Klondike. Il a avoué ne plus trouver beaucoup de pépites. Il en avait néanmoins une toute petite au fond de sa batte, sa récolte de la matinée. Il a reconnu être un nostalgique de la grande et terrible époque du gold stampede du XIXème siècle qui a fait des milliers de victimes du froid ou des bagarres. Il n’espérait pas faire fortune comme quelques-uns jadis, quoique...